UGEG - FSE:
Union Générale des Etudiants de Grenoble
Fédération Syndicale Etudiante
Le groupuscule intégriste catholique SOS Tout-Petits, qui rejette le droit à l'avortement et à la contraception (entre autres!!) organise des "manifestations" partout en France samedi 18 novembre. Ce groupe, présidée par le sinistre Xavier Dor et animée localement par des militants du Front National, est tristement connu pour ses actions anti-IVG contre des hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements. Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !
A l'appel du Planning familial de Grenoble, un rassemblement est organisé ce même jour à 14h devant l'ancien hôpital de la Tronche, pour réaffirmer la légitimité du droit à l'IVG, à la contraception.
Le droit à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile, est aujourd’hui restreint, voire menacé par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative d’instaurer un délit d’interruption involontaire de grossesse...).
Le droit des femmes à disposer de leur corps est inaliénable: soyons nombreux pour réaffirmer ce droit, et lutter contre les attaques répétées faites aux libertés durement acquises.
Dans le cadre des élections des représentants étudiants aux conseils centraux de l’UJF (Grenoble 1), la section UGEG FSE et la section Sud EtudiantEs Grenoble ont respectivement voté la création de listes communes FSE Sud Autonomes.
La réunion du jeudi 9 novembre entre membres de la FSE et de Sud EtudiantEs a mené à un accord sur les thèmes à aborder dans la profession de foi, rédigée le vendredi 10 novembre par quatre militants de Sud et un autonome (la FSE ne pouvant être présente). Nous avions convenu d’une navette par email durant le week-end, afin de corriger et d’amender le texte.
La profession de foi postée le samedi 11 novembre ne correspondait pas à ce que nous avions collectivement décidé (cf. Profession de foi « Sud Toto FSE »). Par conséquent, une autre version a été élaborée par la FSE, gardant les grandes lignes de la première version, et ajoutant les revendications et les thèmes prévus au cours de la réunion du 9 novembre (cf. Profession de foi « FSE Sud Autonomes »).
Les modifications ne convenant pas à un Sud-iste et un indépendant, ils ont décidé unilatéralement d’exclure la FSE des listes communes. Cette décision est le fait d’un seul militant, et n’a pas fait l’objet d’un dialogue avec les autres adhérents de Sud, qui l’ont découverte lundi 13 novembre.
Face à ce manque patent de démocratie, et à la remise en cause de la souveraineté des décisions collectives, trois militantes de Sud EtudiantEs Grenoble ont jugé nécessaire de prévenir Solidaires. Devant l’absence de réaction des autres membres de la section face au comportement anti-démocratique de leur camarade, Sud PTT a choisi de dissoudre Sud EtudiantEs Grenoble. Depuis, les trois militantes en question subissent des pressions de la part des anciens membres.
Cette dissolution nous semble être une conséquence logique des détériorations que nous avons constater : un climat interne à Sud EtudiantEs relativement tendu, et une succession d’évènements que nous ne pouvons que déplorer.
Bien qu’il s’agisse d’un problème interne à Sud EtudiantEs, la situation est suffisamment grave pour que l’UGEG FSE adopte une position claire :
- Le syndicalisme de lutte repose sur la démocratie interne, la transparence, la lutte collective, et l’implication personnelle pour le respect de ces principes. La réaction d’un syndicaliste de lutte, reniant une décision collective et empêchant de ce fait toute action commune, ne peut être acceptée ni même tolérée au sein de son organisation, en raison de l’atteinte qu’elle porte à cette structure et aux autres organisations syndicales de lutte.
Aussi, la décision prise par Sud PTT nous apparaît comme légitime, et nous semble préserver les fondements de Sud EtudiantEs : Solidarité, Unité, Démocratie.
- L’UGEG FSE est également très attachée au principe de démocratie et de transparence : nous ne pouvons nous positionner en faveur de ceux qui, quels qu’ils soient, les bafouent.
- Nous affirmons notre soutien aux trois militantes de Sud, dont les pratiques syndicales sont similaires aux nôtres, et condamnons toute menace ou pression dont elles pourraient être victimes.

