Présentation

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Qu'est ce que la FSE?

L'Union Générale des Etudiants de Grenoble est la section locale de la Fédération Syndicale Etudiante.Nous formons un syndicat de lutte. Nous pensons que seule la lutte collective et massive peut nous permettre de préserver nos droits, comme nous l'avons fait contre le CPE, et d'en gagner de nouveaux.
Nous sommes opposés à la cogestion car il n'y a rien à gagner à collaborer avec l'administration et le gouvernement comme le font la Cé et l'UNEF. Les droits se gagnent par des rapports de force. Les élus que nous avons au CA et au CEVU ne nous permettent que de recueillir des informations nécessaires aux luttes et à la survie matérielle de notre organisation.
Nous nous battons pour une université publique, gratuite, laïque, de qualité et ouverte à toutes et à tous. Nous nous battons pour la justice sociale, l'accès et la réussite de tous à l'université. Nous nous battons pour la solidarité étudiante et contre toutes les discriminations, qu'elles soient basées sur la couleur de la peau, le niveau social, le handicap, le sexe...

La FSE vise à être un syndicat massif rassemblant le plus d'étudiants possible car ce n'est qu'en étant nombreux et organisés que l'on pourra se faire entendre! Dès maintenant, pour défendre tes droits et en gagner de nouveaux rejoins la FSE !
Mardi 4 juillet 2006

Charte de la Fédération Syndicale Etudiante

adoptée lors du Congrès de fondation des 4, 5 et 6 juillet 2003 à Limoges

Préambule

Le contexte universitaire et plus largement socio-économique que nous connaissons aujourd'hui tendent vers la même logique de rentabilisation, de marchandisation, de privatisation, qui concourt au démantèlement des services publics, au désengagement de l'Etat, à l'accroissement des inégalités et à l'augmentation de la précarité et des discriminations.
Fédération Syndicale EtudianteL'enseignement supérieur n'échappe pas à cette tendance de la société dans le cadre de la mondialisation capitaliste et les étudiants comme les travailleurs voient leurs conditions de vie se dégrader, leurs droits être remis en cause.
A partir de la loi Faure de 1968, qui pose le principe de l'autonomie des universités, toutes les réformes universitaires, n'ont eu de cesse de poursuivre la même logique, renforçant petit à petit les maux allant à l'encontre d'un enseignement public et laïc de qualité ouvert à tous.
Parallèlement, les organisations étudiantes les plus importantes ont fait, par rapport aux réformes des gouvernements de droite comme de gauche, le choix de la cogestion, accompagnant la mise en place des réformes au lieu de les combattre, empêchant de fait tout développement de la lutte collective, seule garante de la défense des intérêts et des droits étudiants.
Ainsi, considérant la situation économique, politique et syndicale dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui il nous semble primordial et urgent de proposer d'unir les multiples forces syndicales qui luttent localement pour l'amélioration des conditons de travail et de vie des étudiants et qui entendent refuser toute logique de cogestion . Nous nous prononçons donc pour une démarche syndicale basée sur la lutte collective et l'offensive pour mettre fin à la casse de l'enseignement public, laïc et ouvert à tous.

Définition de l'étudiant

Dans la société capitaliste, l'étudiant est un travailleur intellectuel et/ou manuel en formation, qui peut obtenir un diplôme lui donnant des droits sur le marché du travail garantis par des conventions collectives et le Code du travail. C'est pourquoi les intérêts des étudiants sont indissolublement liés à ceux des travailleurs salariés. Les étudiants doivent donc combattre à leurs côtés pour l'émancipation sociale, intellectuelle et politique de tous, car c'est seulement dans ce cadre qu'ils pourront devenir maîtres de leur propre formation, leur permettant de s'instruire, de développer leur savoir, leur réflexion, leur esprit critique.

Un syndicat de lutte

Nous sommes un syndicat de lutte. Comme tel, nous avons pour but la défense des intérêts collectifs tant matériels que moraux des étudiants, indépendamment de leurs opinions politique, philosophique et religieuse, en ayant comme modalité d'action l'établissement d'un rapport de force. Les acquis sociaux tant au niveau de la protection sociale que de l'éducation ou des droits des travailleurs ont été à chaque fois le résultat de luttes et de mots d'ordre portés par des mouvements populaires suffisamment massifs pour les imposer et donc aller à l'encontre de la logique du système capitaliste. C'est le constat d'une divergence d'intérêts entre deux classes antagonistes : ceux qui n'ont rien ou presque rien et ceux qui concentrent les richesses et le pouvoir grâce au système en place.
Nos principes découlent de notre positionnement dans la lutte des classes : d'où notre définition de l'étudiant, du service public, du système éducatif, et notre défense de la laïcitéet de la lutte anti-impérialiste. Par solidarité de classe, nous nous opposons au corporatisme et nous lions nos actions et nos analyses à celles de l'ensemble des travailleurs, qu'ils soient chômeurs, sans droits, immigrés, ou sans-papiers, ainsi qu'à celles des opprimés de toutes sortes.

L'indépendance syndicale

Le syndicat doit être indépendant. Sans indépendance financière, il n'y a pas d'indépendance syndicale : nous devons combattre en permanence pour ne dépendre de personne d'autre que des étudiants. Nous refusons également le clientélisme. Mais le terme indépendant recouvre aussi l'indépendance syndicale. C'est d'abord l'indépendance vis-à-vis de tout groupe politique, philosophique ou religieux (notamment ce que la Charte d'Amiens appelle " les partis et les sectes ").

La cogestion

Nous refusons et condamnons la cogestion (et ceux qui la pratiquent) : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre, on ne peut à la fois gérer la pénurie et défendre les droits des étudiants. Nous ne sommes pas des partenaires de l'administration. Nous ne reconnaissons comme légitime aucune instance dite représentative et démocratique, qu'elle soit locale ou nationale (CA, CEVU, CS, CNESER, CROUS, CNOUS, …). De plus, le rôle d'un syndicat n'est pas de partager le pouvoir. Cependant, le syndicalisme de lutte peut siéger dans les structures universitaires comme relais des luttes étudiantes, ainsi que pour recueillir les informations (pour les porter à la connaissance de tous les étudiants) permettant des analyses plus précises et pertinentes sur l'évolution de l'université.
Nous n'avons pas la prétention de représenter l'ensemble des étudiants ; nous ne représentons que nos membres et ceux qui nous soutiennent.

Un outil au service des luttes étudiantes

Le syndicat est un outil au service de la lutte et doit favoriser son auto-organisation. Lors d'un mouvement étudiant, il doit veiller à la mise en place d'Assemblée Générale souveraine. En outre, nous devons travailler au service de la lutte en accord avec les principes précédemment évoqués, en combattant pour des coordinations nationales, seules légitimes à représenter des luttes étudiantes, avec des délégués élus, mandatés et révocables.

Le service public

Le service public doit être garant de l'égalité des usagers sur l'ensemble du territoire, quelles que soient leur origine sociale et géographique. Sa gestion doit se faire indépendamment des intérêts économiques, politiques, idéologiques ou religieux, notamment dans le domaine de l'enseignement et de son financement. Les services qu'il offre doivent être disponibles gratuitement sans discrimination d'aucun ordre que ce soit. Aucun des travailleurs qu'il emploie ne doit pouvoir vendre un ou plusieurs des services inclus dans sa mission.

Laïcité

La laïcité doit être défendue face aux tentatives répétées de remettre en question le principe de séparation de l'Etat et des Eglises : la religion doit rester du domaine privé, les financements publics doivent aller exclusivement à l'enseignement public, et aucun accord avec des établissements confessionnels ne doit exister. La laïcité doit également être défendue comme le rejet de tout intérêt privé, politique et/ou économique.

Le système éducatif

Le système éducatif est un rouage du système capitaliste en tant que producteur et reproducteur de la division en classe de la société, ainsi que de l'exploitation qui en résulte. La forme de ce système éducatif (ecclésiastique, républicain jacobain, libéral, …) se modifie pour s'adapter aux mutations de la société dans son ensemble. Or la traduction de ces modifications n'est autre que la série des réformes successives imposées par les gouvernements. Il est donc fondamental d'analyser et d'interpréter ces réformes pour les combattre car elles visent toujours à servir cette même logique de production et reproduction des inégalités sociales.

Anti-impérialisme

Du fait de notre positionnement aux côtés des autres travailleurs, nous condamnons les guerres impérialistes et néo-colonialistes. Notre vision du syndicalisme s'inscrivant dans la lutte anti-impérialiste, nous nous rangeons du côté des peuples opprimés qui luttent pour reconquérir leur liberténationale ou sociale, contre l'impérialisme et ses institutions (Banque Mondiale, FMI, ONU, …) qui affament les peuples, portent atteinte à leur souveraineté et les terrorise en cas de rébellion. Pour nous, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes n'est pas négociable.

Nous soutenons la lutte internationale de la classe ouvrière dans la défense de ses acquis et de ses revendications. Les offensives du capitalisme se déclinent à l'échelle mondiale. Ainsi, tout lutte qui prétend répondre efficacement aux conséquences de ces offensives, et a fortiori celle pour un service public d'éducation, doit se déclarer solidaire des luttes qui se mènent parallèlement dans le monde. Elle doit également œuvrer à l'organisation et à l'unification de la lutte à l'échelle européenne et internationale.

Par ailleurs, au sein même du système universitaire, se développe, à travers les plans de commercialisation du savoir français à l'étranger (visant avant tout les élites des pays en voie de développement), une nouvelle manifestation de l'impérialisme tendant à renforcer les aires d'influence de l'Etat français.
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Lundi 3 juillet 2006

A lire absolument pour ne pas se faire avoir par l’OFUP

 

Depuis de nombreuses années, les universités accueillent l’OFUP, la seule (en principe) entreprise privée autorisée à démarcher les étudiants lors des chaînes d’inscription. Ce traitement de faveur administratif, était justifiée pour les raisons suivantes : l’OFUP avait pour but de conseiller les étudiants et de leur faire accéder à des revues diffusant des savoirs « à prix cassés » tout en offrant aux étudiants des emplois saisonniers intéressants.

 

L’OFUP, racheté par la société FIRSTREAM en 2000, ne remplit pas, loin s’en faut, ces conditions. L’OFUP a mis au point une technique de manipulation que chaque vendeur doit assimiler : l’objectif est, non pas de conseiller, mais de vendre un maximum d’abonnements, avec les techniques suivantes :

technique de vente dite de « l’ascendance universitaire » : il s’agit d’utiliser le prestige de l’institution universitaire pour inspirer confiance à l’étudiant. L’OFUP fait tout pour apparaître aux yeux des étudiants, comme une étape légitime et obligatoire de l’inscription pour tout étudiant soucieux de ses études.

technique du « pack » : le but est de vendre, non pas un abonnement, mais un « pack » de plusieurs abonnements (3 voire plus) pour un prix avoisinant les 150-200 €. Quand l’étudiant accroche, le vendeur doit en profiter au maximum : quand le bourrage de crâne remplace le conseil …

technique de culpabilisation : le vendeur doit convaincre l’étudiant que si il veut réussir, il faut qu’il s’abonne à des revues spécifiques à sa filière. Le vendeur n’hésitera pas à lui dire qu’il n’y a pas de manuel fourni à la fac, et que pour s’en sortir lire régulièrement une revue est indispensable. Il s’agit de profiter de l’ignorance et de la vulnérabilité du nouvel étudiant pour faire du chiffre. On est là encore très loin de la quasi-mission de « service public » qui justifierait la présence de l’OFUP dans les universités.

 

Huit universités au moins (Nantes, Rennes I, Rennes II, Le Mans, Poitiers, les 3 universités de Montpellier) ont déjà interdit totalement l’OFUP. Plusieurs sont sur le point de le faire. L’OFUP doit être interdit partout car nous ne pouvons accepter que ces marchands sans scrupule continuent à sévir à l’intérieur des universités, avec la caution des institutions universitaires.

 

La Fédération syndicale étudiante a révélé la politique de l’OFUP au monde universitaire. l’OFUP n’est pas interdite à Grenoble malgré leurs agissements on leur a même réservé une place de choix pour la période des inscriptions exposant ainsi les bacheliers à leur malversations !

 

OFUP HORS DES FACS !

    NE VOUS FAITES PAS AVOIR !


Pour plus de renseignements n’hésitez pas à nous contacter :

 

fse.grenoble@laposte.net

www.luttes-etudiantes.com

http://ugeg-fse.over-blog.com

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Lundi 12 juin 2006

La précarité, c’est non, plus que jamais !

FORUM

Jeudi 22 Juin - De 16h à 22h - A La Chaufferie,

98 rue Léon Jouhaux, Grenoble

La précarité gangrène notre société et la vie de millions de personnes (intérim, CDD, CNE, temps partiel imposé, stages, saisonniers...). Elle s’attaque aux droits fondamentaux : emploi, santé, logement, éducation etc. Si les femmes, les immigrés, les handicapés, les jeunes, les retraités, les chômeurs sont particulièrement concernés, avoir un emploi stable ne met pas toujours à l’abri compte tenu de la baisse du pouvoir d’achat - 2/3 des SDF sont salariés.

Jamais les richesses produites n’ont été aussi importantes, jamais les dividendes versés aux actionnaires du CAC 40 n’ont été aussi colossaux, jamais les riches n’ont été aussi riches, et pourtant jamais il n’y a eu autant d’hommes, de femmes, de jeunes dans la plus grande précarité ! L’obsession du MEDEF et des grands groupes industriels et financiers : le profit maximum réalisé au plus vite sur le dos des salariés et des peuples est devenu l’unique moteur de leur société.

La jeunesse et le monde du travail n’acceptent plus ce type de société et l’ont fait savoir en se mobilisant victorieusement par millions contre le CPE.

Quel avenir pour les générations actuelles et futures ? Quel sens donner au travail, à la vie, à l’éducation si la précarité devient l’horizon programmé pour l’immense majorité des hommes et des femmes de notre pays ? Comment combattre la précarité et l'éradiquer ? Quels moyens politiques, démocratiques, financiers pour y parvenir ? 

Les organisations à l’initiative de ce forum refusent la fatalité. Elles entendent dépasser le constat pour contribuer à construire des réponses concrètes à la précarité sous toutes ses formes, des propositions alternatives aux logiques libérales en prenant l'argent là où il est. Leur objectif est d’agir en faveur d’une société de solidarité, de justice sociale, dans tous les domaines et tout au long de la vie, avec tous les citoyens et les forces progressistes qui le souhaitent.

Le combat contre la précarité se développe en France, en Europe et au-delà.

Déroulement de la soirée : 

·          16 H 00 – 18 H :   Atelier 1 – Témoignages sur les situations de précarités vécues dans nos quartiers.

·          18 H 00 : Ouverture du débat

·          18 H 30 – 20 H :   Atelier 2 - Rôle des services publics dans la lutte contre la précarité

                                      Atelier 3 - Emploi, formation, éducation

·          20 H 00 : Pause casse-croûte

·          20 H 30 – 22 H :   Atelier 4 – Démocratie, droits nouveaux et intervention citoyenne contre la précarité

                                      Atelier 5 - Alternative en France et en Europe

A l'issue de ce FORUM, un compte-rendu de l'ensemble des travaux en ateliers sera mis à la disposition de tous les participants.

Vous êtes invités à venir – et faire venir – nombreux à ce forum,

exprimer vos idées, vos propositions.

Les co-organisateurs : 

Alternatifs, JC, PCF Grenoble  Meylan,  PCOF, PRS, ATTAC, Collectif du 29 mai, FSE, UL CGT, CGT- Chômeurs, MCPI, SUD lycées, UFAL

Par UGEG-FSE - Publié dans : Précarité
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Lundi 22 mai 2006

Résultats du 16 Mai 2006

 

Sans autre soutien que le votre, et pourtant 3 élus… Merci !

  • Liste FSE, Sud Etudiant, Fac Verte :                    3 élus
  • Liste BDE :                                                               3 élus
  • Liste UNEF et associations étudiantes :               2 élus

 

Sont élus au titre de la liste Fédération Syndicale Etudiante, Sud étudiant, Fac Verte :


  • Antoine Viennot (FSE)
  • Manuel Mattu (Sud étudiant)
  • Jérémy Jamet (Fac Verte)

 

La FSE tient à remercier tous les étudiants qui ont pris cinq minutes de leur temps pour aller voter. Voter est un acte démocratique. Ce n’est pas le seul. En nous retrouvant ensemble dans des mouvements sociaux, nous gagnerons plus de droits pour nous tous.

 

La FSE s’engage à faire redescendre toutes les informations et décisions prises en conseil d’UFR aux étudiants. Par ailleurs nous nous engageons également à relayer les demandes et aspirations des étudiants de l’ARSH.

 

N’hésitez pas à nous contacter :

 

fse.grenoble@laposte.net 

06.22.42.73.97

 

 

 

 

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Dimanche 21 mai 2006
Réforme du droit des migrant(e)s : Une attaque sans précédent
 
Uni(e)s contre une immigration jetable
 
Nous refusons le projet de loi CESEDA que prépare le gouvernement sur l’immigration !

La nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d’« intégration » qu’était la carte de résident. Elle s’attaque au séjour des malades étrangers.

 

Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s’aimer entre Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants. Pour ceux-là, la multiplication sans fin des conditions rendra l’espoir de la régularisation bien vain.

 

Le projet s’inscrit délibérément dans une perspective utilitariste. Le gouvernement affiche sa volonté d’aller piller les capacités et talents dans le monde. Ne sera « acceptable » que l’étranger perçu comme rentable pour l’économie française. Quant aux autres, ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne leur conféreront désormais des droits, au point que les régularisations deviendront quasiment impossibles. Ce projet crée une nouvelle catégorie de travailleurs étrangers dont la durée du séjour est limitée au bon vouloir de leur patron. De plus, la suppression du droit à la délivrance d’un titre de séjour, pour les étrangers présents depuis au moins dix ans en France, les condamne à l’irrégularité perpétuelle. Le projet sélectionnera également beaucoup plus l’entrée des étudiants étrangers.

 

Quant aux étrangers en situation régulière, le droit de vivre en famille devient un exploit : le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l’« intégration » de la famille). Il jette la suspicion sur les pères étrangers d’enfants français, qui devront justifier de leur paternité.

 

A lire le nouveau projet gouvernemental sur l’immigration, pour espérer obtenir et conserver leur titre de séjour les étrangers devront cumulativement être « bien intégrés », bien vus par le maire de leur commune, en bonne entente avec leur conjoint, appréciés par leur patron, disposant d’un bon salaire et d’un grand logement.

 

Sachant qu’une réforme du droit d’asile devrait largement réduire les conditions d’octroi du statut de réfugié, c’est l’ensemble des droits des étrangers qui est en danger. Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de réagir. En stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous opposer les uns aux autres et il brade les libertés fondamentales.

 

Nous appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA qui, si elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir.

 
Pour signer la pétition:  http://contreimmigrationjetable.org/article.php3?id_article=7
 

L’UGEG-FSE est signataire de la pétition contre la loi Sarkozy nous vous encourageons à signer ce texte.
Par UGEG-FSE - Publié dans : Immigration jetable
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