Fédération Syndicale Etudiante et étudiant-e-s indépendant-e-s
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Notre conception du syndicalisme :
Nous considérons que le rôle d’un syndicat étudiant est de regrouper des personnes qui ont des intérêts et des revendications communs. Nous ne nous présentons pas pour rentrer dans des statistiques, toucher des primes, ou commencer une carrière dans la bureaucratie. |
Pourquoi nous sommes candidat-e-s ?
Cette année, comme tous les deux ans, des élections aux conseils centraux (CA, CEVU et CS) de l’Université Stendhal sont organisées. Ces élections auront lieu le mardi 6 février 2007, et tous les étudiants et étudiantes sont appelés à voter dans leurs UFR respectives. Dans le cadre de ces élections, la Fédération Syndicale Etudiante présente une liste au Conseil d’Administration. L’objectif de notre démarche est de faire entendre une voix différente dans les conseils centraux. Notre rôle dans ces conseils n’est pas de travailler en partenariat avec l’administration ni d’accompagner les réformes contraires aux intérêts des étudiants (en ce sens nous condamnons la cogestion), mais d’y siéger pour se faire le relais des luttes étudiantes et faire redescendre les informations afin que les étudiants et étudiantes puissent participer activement aux prises de décisions au sein de notre université.
Nous sommes ainsi responsables de nos actes devant ceux qui nous ont élus. De plus nous considérons qu’il est important que les étudiants et les étudiantes soient représenté-e-s par des élu-e-s qui siègent régulièrement dans les conseils et défendent réellement leurs intérêts. Une transparence accrue au sein des structures universitaires est absolument nécessaire, notamment au sujet des modes de financements.
Il est important de se faire représenter aux conseils centraux, car ce sont des instances de décisions, qui nous concernent, nous étudiant-e-s. Le vote est donc indispensable pour se faire entendre.
· Notre candidature est motivée par un certain nombre de problèmes auxquels il est absolument nécessaire d’apporter des solutions. En effet, nous pensons que l’université doit être un service public, ouvert à tous et à toutes, indépendante des intérêts privés, où chaque étudiant-e doit pouvoir suivre la formation de son choix, dans des conditions décentes. Nous portons des revendications qui peuvent paraître classiques telle la compensation annuelle des notes, la lutte contre la présélection à l’entrée de l’université, la suppression de certaines filières. Nous appelons également à la vigilance concernant l’augmentation des frais spécifiques lors de l’inscription (qui pour l’instant sont encore assez bas) : en effet au début de l’année universitaire, les étudiant-e-s de Stendhal ont eu la joie de payer des frais supplémentaires variant selon les cursus, et sensés combler le déficit de l’université qui s’élèverait à environ 150 000 euros. Nous rappelons que ce n’est pas aux étudiant-e-s d’assumer le désengagement financier de l’Etat, pouvant qui plus est aboutir au financement de l’université par des entreprises privées.
· Nous sommes très critiques quant au processus de professionnalisation des diplômes et de présélection des lycéen-ne-s (en LEA et LLCE pour la rentrée 2007). Un représentant du MEDEF affirmait récemment : « le propre d’une licence professionnelle, c’est de naître, de vivre et de mourir en fonction des besoins de l’économie locale ». Ces réformes répondent davantage à une nécessité économique dictée par des intérêts privés qu’à un besoin de la société. De plus, nous pensons qu’elles réduisent la valeur des diplômes qui deviennent trop spécifiques et ne permettent pas d’avoir des débouchés aussi larges que les diplômes généraux, contrairement à ce que prétendent certaines organisations.
Par cette élection, nous souhaitons défendre le concept d’université publique et citoyenne, répondant aux besoins de la société de tous et de toutes et non pas des intérêts privés.
· Nous vous proposons de porter les revendications suivantes :
Ø La compensation annuelle entre le premier et le deuxième semestre pour tou-te-s les étudiant-e-s.
Ø La suppression des notes éliminatoires.
Ø Non à la sélection en deuxième année de Master.
Ø En L.E.A., des effectifs moins élevés dans les groupes de TD.
Ø Un système à définir pour alléger le montant des achats obligatoires de livres (partenariat avec la BU, sélectionner des collections plus accessibles, etc.).
Ø Faciliter et démocratiser les échanges entre les universités, et avec l’étranger.
Ø Décloisonner l’accès aux différents services de l’université.
Ø Une plus grande transparence des instances universitaires grâce à des comptes-rendus réguliers.
Ø Le maintien de l’antenne universitaire de Stendhal à Valence.
Ø Contre le regroupement des universités en un pôle universitaire grenoblois.
Ø Des conditions d’études de qualité pour tous et toutes (locaux, matériel, nombre suffisant d’enseignant-e-s).
Ø Une orientation attentive aux motivations de l’étudiant-e et non pas aux seuls intérêts économiques. En ce sens nous rejetons « l’orientation active » mise en place par l’université pour les lycéen-ne-s voulant s’inscrire en LEA et LLCE.
Ø Non à la privatisation de l’université.
Ø Titularisation de tous les contrats précaires (personnels administratifs et vacataires).
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